En route vers le Népal

Népal / Kathmandu, rien que ces noms déjà invitent à l’évasion.

D’Europe, c’est un rêve aussi lointain que l’Australie, mais étant donné que je viens de passer 2 ans en Australie : tout me paraît réalisable maintenant ! De plus une fois qu’on est en Asie et qu’on voit les prix dérisoires d’un vol Kuala Lumpur – Kathmandu avec la compagnie asiatique lowcoast « AirAsia » (bon vu que j’ai pris mon billet d’avion 2j avant, j’ai un peu banqué mais pas grave :)) et que l’envie te dévore aussi fort que tu profites même plus du pays dans lequel tu te trouves (je parle des Philippines), parce que t’as déjà ta tête dans les étoiles à t’imaginer là-bas, autant vous dire que c’est presque impossible de vous décrire l’état dans lequel j’étais lorsque j’ai embarqué à Kuala Lumpur pour mon vol vers KATHMANDU 🙂

Devant notre porte d’embarquement, peu d’occidentaux et ça fait bizarre de se retrouver pour la première fois au milieu d’indiens/népalais ou encore de moines tibétains dans leurs tenues traditionnelles ! On y est enfin. Dans quelques heures, je serai perdue dans un autre monde, une autre culture. Mais histoire de bien vous décrire ce que je vis, je vais commencer par l’arrivée à l’aéroport : folklo !

Arrivée à l’aéroport de Kathmandu

Oh quel bordel, j’avais encore jamais vu un aéroport aussi mal organisé, c’est tout simplement le zouk dans cet aéroport, un mix entre l’Asie et le Maghreb !

1: à peine descendue de l’avion que direct tu dois t’occuper de l’obtention du visa : par chance avec la Belgique et comme beaucoup d’autres pays, c’est « visa on arrival ». Soit tu l’a demandé en ligne en avance et t’as la chance de passer l’immigration rapidement, soit tu te tapes minimum 30 minutes d’attente et encore là c’est rien. Arrivé devant l’officier, pensant que t’as rempli le bon papier qui était disponible à l’entrée de l’aéroport, tu te fais remballer parce que c’est pas le bon : le bon se trouve au milieu du hall. Va savoir pourquoi ils te mettent l’autre dans toutes les langues à l’entrée de l’aéroport ! Une fois revenu (si t’as pas capté le manège et que t’as pas chopé la bonne feuille entre temps), là c’est le moment de passer à la caisse : soit tu payes cash, soit via carte. Si tu payes cash, c’est en US$

Prix du visa népalais pour fin 2014/début 2015 :

15 jours, multi-entrées : 25 USD
30 jours multi-entrées : 40 USD
90 jours multi-entrées : 100 USD
De 90 jours à 150 jours : 2 USD par jour, et 20 USD pour des entrées multiples

2 : vu que je voulais un visa de 3 mois, et que la plupart des touristes qui viennent ici prennent un visa de 15 jours/1 mois maximum, autant vous dire que bien sûr y’avait personne à ce bureau là et que j’ai du patienter, patienter :). Et là the question dont je me souviendrai toujours 🙂 « So 3 months visa ? What are you going to do in our lovely country for 3 months ? »

3: après une petite discussion me donnant direct un premier aperçu sur la gentillesse des népalais vient le moment de récupérer les bagages. Pour cela, on doit descendre au rez-de-chaussée et genre vu que c’est super bien organisé, le scan de ton sac à main se trouve juste au pied de l’escalator du coup en essayant comme tu peux de pas rester sur les marches de l’escalator,  et d’éviter qu’on te rentre dedans par derrière, tu fonces dans le troupeau…. et ce sera le deuxième aperçu de la réalité népalaise !

Les bagages, si ils ne viennent pas sur le tapis roulant, ils sont passés par la porte se trouvant à côté ! après quelques minutes à te demander si ton sac passera via le tapis ou via la porte, (et encore faudrait-il avoir une vue sur le tapis, vu que tout simplement TOUS le monde s’est posé genre DEVANT le tapis, si bien que tu vois que dalle !), ce n’est pas encore fini.

4: et comme dans la plupart des pays asiatiques, une fois sortie de l’aéroport, tu es juste apostrophé non stop par les nombreux taxis qui bien sûr veulent te charger la course le triple du coût réel. Et c’est là aussi la 3ème réalité : au Népal, tout se négocie et toi en tant que blanc, à moi d’avoir vécu durant de longues semaines, mois, années et de connaître les locaux, tu payeras jamais le prix normal. Ici on te voit comme une banque. Un peu comme partout ailleurs c’est vrai mais heureusement ici j’aurai trouvé un peu plus d’échanges honnêtes, de sourires. Peut-être est-ce au fond aussi une question de l’état dans lequel on est lorsqu’on fait face à ça ?

Il me faut maintenant sortir de ce bordel, confirmer 10 milles fois que non je n’ai pas besoin de taxi, que quelqu’un vient me récupérer…

L’arrivée au Népal aura été haute en couleur rien que par l’aéroport ! Un bordel que je regarda d’un œil troublé, perdu, se demandant dans quoi, vers quoi je m’embarquais vraiment !

2 Commentaires

  1. Hahahaha truc de fou et heureusement que Durga venait te chercher à l’aéroport ! Bien joué poulette !! Hahaha j’imagine trop si notre douanier flamand à Zaventem posait la même question aux touristes étrangers : « So What are you going to do in our lovely country ?? » Ce serait incrediboule ! Et trop cool en vérité, n’est-ce pas ? Si c’est après tes 2 ans en Australie que tu t’es dit : tout paraît réalisable maintenant, moi c’est en te lisant – toujours avec admiration – que je me dis aussi que les rêves les plus fous (et tu ES folle ;p) peuvent se réaliser !!! Hâte de suivre la suite de tes aventures !! Bisous !

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