Bilan après 1 an

Un an tout pile que j’ai quittée la Belgique alors pour l’occasion histoire d’avoir mes impressions quasi en direct j’ai décidé de faire un petit bilan !

Quand je me dis qu’il y a an, j’étais encore au Japon, j’ai encore du mal à y croire ! Car au jour d’aujourd’hui après 1 an (WOUAH !!!) passé en Australie, j’ai juste pas vu passé le temps. Et pourtant j’attends encore patiemment l’accord de l’immigration australienne pour rester une deuxième année.  Alors qu’en Europe, on circule librement, je dois maintenant vivre au grès des visas et du bon vouloir des services de l’immigration. Mais regardons le bon côté : j’accumule désormais des tampons dans mon passeport 🙂 et faut dire que j’aime ça. Je me mets même en rage contre le douanier quand il me fout un tampon n’importe comment sur mon passeport 🙂

Je me souviens de mon départ de la Belgique : parcourant le pays de long et en large histoire de voir un peu tout le monde autant que possible tout en étant dans les cartons ; de «survivre» entre les vaccins et les check-ups de divers médecins ; de régler cette paperasse administrative  (article) ; de refaire pour la énième fois mon sac qui allait être «ma maison» pour les prochains mois.  Je me souviens encore de ces vendanges à deux semaines de mon départ, de ces co-voiturages qui m’avaient donné un avant-goût de voyage, de cette soirée au Belga qui m’aura rendue si émotive, de tous ces derniers moments dans ma vieille Europe. Le temps passait à la fois à une allure que j’arrivais pas à finir ce que je voulais avant le grand départ pour le bout du monde et également pas assez vite tellement l’excitation était forte d’être déjà sur la route.

Alors après plus d’un an,  quel est le bilan ?

Cette année se sera faite en douceur, à mon rythme. D’avoir vécue auparavant dans plusieurs pays (France, Autriche, Allemagne, Belgique) m’aura peut être aidé par rapport à d’autres à surmonter le choc en arrivant dans «cette nouvelle vie» livrée à moi-même, bien qu’il m’est fallu un certain temps d’adaptation en venant du Japon, mon premier (mais pas dernier :)) pays asiatique mais en fin de compte, je m’en suis plutôt bien sortie 🙂
J’avais besoin de me retrouver : mon objectif était juste de prendre le temps, d’apprécier de que j’étais en train de vivre, juste de vivre le moment présent quoi. Au final, j’ai retrouvé cette pêche qui me fait tant aimer la vie et les personnes autour de moi. J’ai peut être pas encore trouvé ce que je veux réellement dans ma vie mais c’est pas grave, pour le moment je suis jeune, j’ai la santé, aucune attaches et je tiens à en profiter. Je regarde désormais la vie et le monde d’un point de vue différent. Et grâce au temps qui passe, aux rencontres et surtout à l’esprit australien, qui est sans aucun doute un des moins stressés au monde, j’ai su retrouver cette passion en la vie. J’ai adopté sans souci leur «no worries mate». Car oui au fond, la vie est bien remplie de «no worries» : tant que tout notre entourage se porte bien, que l’on aime sa vie, et qu’on voit la chance du monde dans lequel on vit par rapport à d’autres, il y a aucun doute qu’on puisse dire pour le moindre petit souci du quotidien autre chose que «no worries». Cet esprit australien de ne pas se prendre la tête pour un moindre petit chose comme on le pourrait en Europe, je l’ai désormais en moi.

Tant de moments magnifiques plus uniques les uns que les autres se sont écoulés que quand je regarde en arrière, j’ose toujours pas y croire :

-un mois dans une ferme en plein outback sous température allant jusque 46° et en survivant à tempête de sable à courir après des moutons en quad, tondre des moutons, récolter du miel, traire des vaches au petit matin, découper des carcasses de porcs et de moutons, le tout au milieu de kangourous et de perroquets (voir article)

-plus de 2 mois extraordinaires en Tasmanie entre une randonnée de plus de 7 jours sur l’Overland Track, une des plus belles randonnées du monde (voir article), un séjour chez un hippie faisant pousser ses propres champignons et autres petites herbes utiles (voir article) ; un wwoofing mode récolte des myrtilles en compagnie de wwoofers qui deviendront des amis et qui partis sur d’autres horizons (je dois être la seule sur nous 8 à être encore en Australie) me font juste envie de voyager encore plus (article)  ; à faire du stop et à finir sur Bruny Island, alors que j’espérais même plus pouvoir m’y rendre (article) ; à voir des animaux dont j’aurais jamais imaginé voir à l’état sauvage : pingouins, ornithorynques, dauphins et encore plus est en mode road trip (article)

-passer plus de 2 mois dans un vignoble à «picker» et «packer» du raisin par plus de 40° pour un salaire pas des plus royal (voir article)

-passer un mois de rêve à Bali (voir section Bali), petite surprise de mon année 🙂 thanks to a wonderful birthday girl. Dédicace à mlle Tess qui a son anniversaire aujourd’hui 🙂

-passer plus d’un mois dans un élevage de chèvres entourée d’australiens comme on les aime: si adorables, qu’on a juste pas envie de partir.

-bosser dans un bar/resto dans le fin fond du bout de l’Australie en plein outback, à 2h de la moindre ville avec des faucons au  dessus de nos têtes, des températures quotidiennes de plus de 40 degrés, des clients nous ramenant des bébés kangourous, servant des cowboys ou des aborigènes 🙂

 

Je ne suis plus la même que j’étais il y a un an, c’est certain. Mon envie de voyager s’est sans surprise nettement agrandie. Après le Japon, où je crève d’envie d’y retourner, Bali, et une année en Australie, j’aimerai pouvoir découvrir encore plus les recoins secrets qui font que l’Australie est aussi belle, pouvoir aller jusqu’en Papouasie-Nouvelle Guinée, Vanuatu, Fidji… La liste s’allonge éperdument. La nouvelle question est : serais-je un jour capable de m’arrêter ? Car plus on voyage, plus on rencontre des gens du monde entier qui nous vantent leur pays s’ajoutant ainsi à notre longue liste, moins on ne tient en place. C’est aussi ça ma nouvelle réalité : après avoir passé le cap du «tout laisser tomber», il me faudra un jour «devenir sédentaire». Qu’elle est le plus difficile des deux ?

Devenue «backpacker», j’ai appris à faire mon sac à dos sur une base hebdomadaire (voir quotidienne), à me sentir chez moi dans ma tente ou avec mon sac à dos sur mon dos, à ne pas savoir de quoi mon lendemain sera fait, à faire confiance à des gens que je connaissais depuis même pas 24h, à aller vers l’inconnu. Sans destination finale, sans date de fin, mes choix se sont construit suite à des rencontres, suites à mes impressions : j’aimais un endroit, j’y restais. Si je m’y ennuyais, je décidais de partir. J’aimais les gens avec qui j’étais, hop je partais avec eux sur un roadtrip.

C’est peut être ça le nouveau luxe de ma vie. Je ne vie pas une vie de pacha mais je suis devenue libre de mes choix. Sans la contrainte d’un loyer ou de factures des plus diverses à payer tous les mois, je peux décider du jour au lendemain à partir et le plus magnifique dans cette nouvelle vie, c’est que au final je ne suis jamais seule. Car autour de moi, d’autres vagabonds sont sur la route, pour diverses autres raisons. Des rencontres que je n’aurai pu imaginé avant mon arrivée en Australie, des rencontres qui ont aussi construit mon année, sans lesquelles certains roadtrips, certains wwoofings n’auront pas été pareils. Le wwoofing, aussi : grande découverte de mon année en Australie qui m’aura permis en grand partie de rencontrer des locaux chez eux et de découvrir la vie locale, la vie de l’outback 🙂

Je ne m’attendais pas trop à un Eldorado ici en Australie en venant, car les choses ont bien changé depuis quelques années ! Trop de jeunes backpackers (qu’ils viennent d’Europe ou d’Asie) ont changé la donne. Les salaires ne suivent plus, on doit se battre pour trouver un boulot bien payé qui se font de plus en plus rare. La réputation des francophones est ternie par quelques cons si bien que même au niveau de l’ambassade, on fait diffuser un communiqué à l’intention des frenchies en Australie (voir article).

On doit prévoir ses wwoofings des semaines en avance du fait de son attrait grandissant pour avoir plus de chance d’aller dans celui qu’on veut vraiment. Mais malgré tout ça l’Australie reste unique. On reste toujours sans voix en voyant des koalas en liberté sur la route, des dauphins au large alors qu’on est assis tranquillement sur une plage, des kangourous au petit matin quand on commence notre journée de vendanges, des perroquets qui sont juste partout :). On attrape leurs «no worries, mate» et on apprend à juste relativiser. Ici rien n’est grave. On vit juste sans se poser dix milles questions.

Être partie sans aucun but, sans avoir rien prévu m’aura donc au final juste aidée à retrouver la passion en la vie, à faire attention à ceux qui m’entourent, à mieux apprécier la chance d’être entourée par des gens qui m’aiment, à faire davantage confiance et surtout à relativiser. Je prends enfin le temps de vivre, j’ai trouvé un équilibre qui me rend heureuse.  Je voyage au grès des envies et je peux travaille quand le besoin s’en ressent. J’essaye de plus penser au moment présent qu’à l’avenir 🙂

6 Commentaires

  1. Anca

    Super!! no worries mate! c’est la devise parfaite! tu nous manque belle elodie, mais ta vie nous fait rêver!

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  2. Catherine

    Oui, c’est clair, ta vie nous fait rêver ! Profites-en bien, on ne vit qu’une fois !

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  3. Ouiii j’aurais bien besoin de me dire ça moi aussi « no Worries mate! » – God Bless Australia 😉 Superbe texte ma belle, toujours contente de lire ton bel optimisme !! 🙂

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    • merci ma petite zaffi 🙂 et j’ai envie de te dire aussi « no worries zaffi, your life has also good sides, just look in the beautiness of small things in your day, like the bird singing or the noise of the water or the flowers starting to decorate the parcs… have a walk somewhere with a mask 🙂 and you see what I’m talking about 🙂

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