Tasmanie : l’Overland track

De la taille de la Suisse mais avec seulement un peu plus de 500 000 habitants (la moitié de Bruxelles…), dont la moitié dans la capitale de l’Etat : Hobart, et plus d’un tiers de son territoire déclaré parc national, réserve naturelle ou encore site du patrimoine mondial de l’UNESCO, la Tasmanie est un paradis pour tout amoureux de la nature.

Histoire de profiter à fond de la nature de l’île et ayant lu que l’overland track était LE truc à faire si on en avait l’occasion, je me suis décidée en 2 jours de partir pour cet aventure qui s’est révélée unique et extraordinaire 🙂

Mais avant de vous déballer mes photos, une tout petite présentation s’impose de ce trek. Il est considéré comme l’un des plus beaux au monde à côté entre autre de l’Appalachian Trail aux USA (dont j’ai fait une partie en un jour cet été lorsque j’étais en Pennsylvanie mais qui normalement dure 6 mois), l’Annapura au Népal (3 semaines), le sentier des Incas (3 jours) au Pérou, ou encore le Tongariro en Nouvelle Zélande pour n’en citer que quelque uns.

10.1.7_Itin_TAS_Overland_Track

L’Overland Track, lui est connu comme étant surtout le plus beau à faire en Australie. Il est situé au milieu à peu prés de la Tasmanie et s’étant sur plus de 80 kms, partant de Cradle Mountain pour descendre jusqu’au Lake St Clair, qui est le lac le plus profond de la Tasmanie (200 mètres de profondeur !) où l’on peut avoir la chance de croiser des ornithorynques, parfois mêmes des diables de Tasmanie, même si cela reste très rare.

Normalement il est prévu de le faire en 7 jours mais certains le font aussi en 5 ou 8 jours, tout dépendant des étapes qu’ils choisissent de faire, vu qu’il est possible de faire plusieurs détours chaque jour pour monter par exemple en haut de sommets ou descendre voir des cascades, des lacs ou autres (de quoi bien remplir nos journées, si on est rapide).

Afin de limiter l’impact de notre présence sur la faune et flore du parc national en saison haute (entre octobre et juin), l’Etat Tasmanien limite l’accès du nombre de randonneurs à environ 50 par jour et nous sommes obligés de le faire dans le sens nord/sud durant cette saison. Il existe par conséquent un système de réservation, qui passe par leur site avec des frais pour  pouvoir faire « l’Overland Track », s’élevant à 200$ et à 30$ de pass pour toutes entrées dans tous les parcs nationaux de Tasmanie, valable celui ci durant 8 semaines. Alors déjà là ça freine la plupart des gens et je dirais tant mieux, car ça m’a permis de me décider 2 jours avant 🙂 aujourd’hui et jusque fin janvier : plus aucune places de disponible…

http://www.parks.tas.gov.au/index.aspx?base=27902

Il est vrai que les 200$ on peut les éviter si on y va de juin à octobre mais on est dans les montagnes en plein hiver et il est possible de devoir rebrousser chemin à cause de la neige et les paysages sont quand même plus sympa avec des fleurs, de la verdure, de la mousse, de l’eau ruisselante que de la neige et du brouillard… (Et par ailleurs le temps n’est jamais garanti non plus en plein été : nous avons eu de la grêle l’avant dernier jour et on pouvait voir la neige sur les sommets en se réveillant le lendemain matin, et même en plein état, j’avais froid toutes les nuits sous la tente…)

Donc l’Overland Track c’est généralement 7 jours si on le fait sans sauter « d’étapes ».

Des cabanes sont situées à différentes étapes du trek et les journées sont plus ou moins longues.

Profile

Les premiers jours sont les plus durs car

1/ ce sont ceux où on a le plus de montées

2/on doit s’habituer à marcher avec notre gros sac à dos qui massacre nos épaules

La difficulté résidait en fait essentiellement dans le port du sac à dos comprenant toute notre nourriture pour 7 jours ainsi que notre matos de camping : tente, gamelle, bouteille de gaz, duvet, tapis de sol, vêtements de change… généralement entre 12 et 15 kilos…

ma nourriture pour la semaine 🙂 : des nouilles instantanées, du riz à faire réchauffer sur un fond d’eau, du couscous, du muesli pour le matin, des barres de céréales, des fruits secs, du chocolat et deux plats

photo 2

Pour arriver sur le lieu du départ, à Cradle Mountain : deux possibilités : soit un bus de Devenport (à 1h30 environ du départ du treck) ou un autre de Launceston (en haut à droite sur la carte ci dessus), chacun à prendre le matin, donc vu que j’étais dans le sud sud de la Tasmanie, j’ai du partir la veille et dormir à Launceston afin de pouvoir choper le bus le lundi.

J’ai préféré arriver la veille et dormir au camping histoire de voir comment ma tente se monter (vu que je n’en avais pas monté depuis des années 🙂 ) et voir comment j’allais passer la nuit en haute altitude et bien chanceuse j’ai été d’avoir pris cette décision car comment dire j’ai caillé à mort !!!  Du coup le lendemain matin, j’ai été m’équiper de bonnes chaussettes de laine et d’un housse de duvet thermal au « Visitor Center » 🙂

Le «  Visitor Center », y’en a deux, un à Cradle Mountain et l’autre au Lake St Clair et c’est là qu’on reçoit notre « Overland pass » (waterproof ;)) à mettre sur son sac, les rangers du parc les vérifiant à chaque fois qu’on les croisait. C’est là aussi que l’on s’inscrit dans le registre indiquant que nous prévoyant d’arriver à telle date à telle ou telle destination.

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Top départ donc ce mardi 11 décembre ! Et alors que certains d’entre vous grelottent sous 10/35cms de neige, nous avions plein soleil, ce qui nous permettait de faire plein de petites pauses et d’apprécier les vues, de prendre des photos, de respirer l’air non pollué 😉

1er jour : Ronny Creek/Dave Lake – Waterfall Valley Hut via Kitchen Hut : 10,7 kms

avant de partir pour le trek, on s’inscrit donc sur un cahier pour y indiquer avec qui on part, où on prévoit d’y aller et combien de temps on prévoit d’avoir. Mesure de sécurité si jamais on se perd: c’est plus facile de nous retrouver.

autre consigne de départ: ne pas nourrir les animaux sauvages car ils deviennent malade avec notre nourriture

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voilà, on attaque donc le premier jour avec 10 kms et après avoir longé tranquillement et facilement des lacs avec des vues de malade vu qu’on avait un soleil de plomb histoire de nous échauffer, on s’est tapé des putains de montées donc une avec un bout d’escalade et une corde pour s’aider (je rappelle qu’on marchait avec notre sac à dos ;)). Souffrance dès le premier jour 😉 mais avec en cadeau des vues magnifiques

DSC07532vue sur Dove Lake depuis Marions Lookout (1223m)

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DSC07530première petite pause pour soulager nos épaules nouvellement meurtries

DSC07540 quelques restes de neige sur les premières hauteurs (il avait neigé une semaine auparavant à cet endroit)

DSC07544 Cradle Plateau, vue sur Cradle Mountain (1545m) avec au loin Kitchen Hut, la cabane qui était le symbole de la moitié du parcours de la journée.
Jusque Kitchen Hut, il est possible de marcher à la journée, ce morceau du trek était donc un peu plus bondé que le reste, mais passé Kitchen Hut, tout le monde se doit d’avoir son pass de l’Overland Track sur son sac à dos

DSC07546voilà Kitchen Hut : cabane seulement utilisée en cas d’urgence

DSC07557 vue sur Barn Bluff (1559m)

DSC07566 une des superbes vues depuis Cradle Cirque avant la descente vers Waterfall Valley hut: on avait la chance quelque fois de marcher sur un chemin fait de planches de bois

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DSC07581 et d’autres fois c’était sur du pur sol rocheux 🙂

DSC07587 l’arrivée à notre première cabane : Waterfall Valley Hut

Il faut imaginer qu’on avait fait pas mal de grimpettes au cours de la journée et que pour arriver à cette cabane où on allait rester pour la nuit, on était descendu d’un plateau en passant par un petit bois avec des palmiers avant d’avoir cette superbe vue. Après avoir marché plus de 10 kms, de voir cette cabane au fond de la vallée, c’était juste du pure bonheur. Une impression d’être au paradis !!!

Devant vous sur la photo: à droite les toilettes (sèches), la cabane avec au fond le terrain pour planter la tente et au milieu un chemin fait de planches de bois car on était sur un terrain un peu genre marécageux avec des dizaines de petits ruisseaux, des cours d’eau sous la terre, assez impressionnant.

DSC07599 en gros si on s’aventurait à mettre le pied sur l’herbe, on s’enfonçait dans l’eau et pour vous peindre encore un peu plus l’endroit : comme le nom « Waterfall Valley Hut » l’indiqué, nous avions à côté de nos tentes le bruit d’une cascade.

Juste féérique comme endroit et le gros +, c’était les wallabies et les wombats qui mangeaient tout autour du terrain donc quand par exemple on allait de notre tente aux toilettes ou dans une cabane discuter avec des rangers (qui entre parenthèse étaient aussi venus voir si tout se passer bien avec nos tentes…), on pouvait voir ces animaux sauvages manger l’herbe sans avoir peur de nous. Juste magique comme premier stop de notre trek.

DSC07588 DSC07591 : un wallabi

comme on nous demandait de laisser le moins d’empreintes de notre passage, les feux étaient interdis, on cuisinait donc avec un réchaud et on avait à notre disposition des petites cagettes avec un fond métallique pour poser sur l’herbe afin que nous ne brûlions pas l’herbe.

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et pour finir cette journée: quoi de mieux qu’un coucher de soleil avec une vue sur le Burn Bluff, mont culminant à 1559m :

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première nuit sous la tente sur le treck  : bilan = il a fait froid, très froid, j’ai grelotté, grelotté et dormi un tout petit peu 🙂 en entendant autour de ma tente des wallabies et des wombats.

car on nous avait prévenus qu’ils chercheraient à manger notre nourriture, du coup on essayait à chaque fois de pas laisser notre sac dehors mais bien dans la tente.

2ème jour : Waterfall Valley Hut – Windermere Hut : 7,8 km

réveil avec la lumière du jour entre 7 et 9h du matin (en même temps on se couchait quand il faisait nuit, donc après 21h donc on avait quand même de bonnes nuits) et là c’est le moment le plus dur de la journée en fait ! non marcher 10 kms c’est rien en comparaison de sortir de son duvet bien chaud pour affronter le froid ! à ce moment là t’as aucune envie de te lever mais tu finis bien par le faire au bout de 30 min quand tu te dis que t’es au milieu de nul part et que tu dois avancer et que tu n’as pas assez de nourriture pour tenir une semaine de plus…

la carte que nous nous étions procurée nous indiquait que cette journée allait être très courte: environ 2 à 3 h pour arriver à l’autre cabane: Windermere Hut, du coup je l’ai faite vraiment tranquillou, en prenant de lonnnnnngues pauses et au final avec un petit détour par un lac qui m’a rallongé mon compteur de km de 3kms en plus, je suis arrivée à Windermere Hut après plus de 5h

DSC07609 : voilà le paysage pour sortir de Waterfall Valley Hut avec bien sûr un beau ciel bleu 🙂 et pour nous échauffer un peu : des escaliers et une petite grimpette

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(petite parenthèse de la phase écriture: je suis installée dans une auberge de jeunesse dans le centre de Hobart en train de façonner un peu mon article avec la carte du trek sur la table pour les petits détails  et on voit les photos sur l’ordi et voilà que quelqu’un vient me parler en me parlant du trek : y’a pas à dire de faire le trek ça rapproche certains backpackers d’autres et c’est tout simplement des moments pareils qui me font sourire et aimer ma nouvelle vie et pour la petite anecdote pour la famille, le gars qui vient de me parler il s’appelle Charles 😉 spécial dédicace à mon papy donc ;))

donc toujours un soleil de plombs, je me tartine 10 fois par jour de crème solaire et même malgré ça j’arrive à me choper des coups de soleils !

détour du jour (« Side trip »): le Lake Will. Un petit détour d’une petite heure (3kms) mais en voyant la plage, ça m’a pris 2h, m’étant calé sur ce bout de sable pendant près d’une heure à écouter les oiseaux et le vent sur l’eau

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et parce que c’est un détour, on déposait généralement nos sacs au croisement et là c’était mission protection de notre réserve de nourriture, car des panneaux nous indiquait à chaque fois que les « Currawongs », des espèces de corbeaux savaient ouvrir les fermetures éclairs et en effet le soir dans les cabanes, certains nous racontait que des « currawongs » avaient mangés leurs snacks qui étaient rangés dans leur pochette de devant.

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Comme donc on prend pas de douche pendant une semaine (ah oui à la fin, autant vous dire qu’on sentait pas la rose et que nos cheveux était d’un éclat des plus magnifiques…), certains endroits du trek sont connus pour pouvoir s’y baigner, dont notamment ce lac et une fois dans l’eau, bah on est tout juste au paradis: on vient de marcher pendant 5h, la tente est plantée et on fait la crevette dans l’eau, que du bon 🙂

ci dessous: vue sur le Lake Windermere avec son eau rouge du au sol rougeâtre des environs.

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mais à l’inverse de la veille, cette fois ci à Windermere Hut, nous ne pouvions planter la tente directement sur le sol, des plateformes étaient disponibles et on pouvait facilement planter 2 tentes sur chaque plateformes, où on trouvait un petit mode d’emploi (bien utile la première fois qu’on y pose la tente ;)) et des plaques pour nos réchauds, histoire de pas brûler les plateformes

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un petit détour par les toilettes du trek : à chaque cabane sont présentes des toilettes sèches éloignées suffisamment des camps (à cause de l’odeur) – pour la petite histoire un ranger nous a raconté qu’il y a des années, les toilettes avaient de l’eau mais après avoir fait des analyses, il s’était révélé que la qualité de l’eau été plus mauvaise qu’auparavant d’où ces toilettes sèches qui sont évacués par hélicoptère et qui servent de compost pour des cultures –

DSC07687 : la petite cabane des toilettes

DSC07688 DSC07689= au lieu de tirer la chasse, on dépose une tasse de céréale

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et histoire d’avoir un peu de lecture une fois sur le pot: un petit guide en forme de BD pour nous faire comprendre comment ne pas laisser de traces derrière son passage à tout moment du trek

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DSC07691 : Windermere Hut

dans chaque cabane on trouvait deux cahiers à notre destination : un « Walker Log Book » sur lequel on indiquait qu’on était arrivés ce jour dans cette cabane et qu’on prévoyait de se rendre le lendemain dans cette cabane et « l’Overland Track Journal », sorte de journal intime où chaque randonneur écrivait ses sensations sur sa journée et qui était destiné à être lu par les autres randonneurs. Certains y faisaient des récits avec les suites dans les autres cabanes 😉

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et dans chaque cabane, une affiche nous indiquait aussi ce qui nous attendait le lendemain:

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DSC07704= un opossum tentant de s’introduire dans la tente 😉

3ème jour : Windermere Hut – New Pelion Hut : 16,8 km

DSC07708 = vue au réveil en sortant de la tente à Windermere Hut

DSC07714 = Forth Gorge Lookout : vue plongeante sur les « 4 gorges »

(bon vous allez me dire que j’ai pris mon temps pour vous raconter mon trek mais c’est juste impossible d’écrire car j’ai à chaque fois quelqu’un que je connais de l’auberge vient s’assoir pour discuter du coup les heures passent et les jours aussi 😉 là c’est un autre français qui est sur la route depuis 5 ans :))

cette troisième journée fut marquée par la pluie !  après deux magnifiques jours de plein soleil, nous marchions maintenant accompagné de la pluie et aussi du froid.

mais qui dit pluie dit aussi nouvelle vision de la nature nous entourant. On marchait à travers des forêts humides, essayant de mouiller le moins possible nos chaussures ce qui était peine perdue 😉 et pour ne pas avoir froid, on évitait les longues pauses et on traçait jusqu’à la cabane (bon j’étais comme toujours dans les derniers, vu la tonne de photos que je prenais)

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qui dit pluie, dit humidité aussi et sangsues et moustiques. Les moustiques nous dévorait littéralement et à chaque pause, ils venaient se poser sur nous. Au total, c’est plus de 20 piqûres que j’ai eu sur les jambes et les chevilles mais heureusement pas de sangsues pour moi, par contre pleins pour d’autres randonneurs.

DSC07737= « Frog Flats », site de campement d’urgence mais marquant aussi la moitié du parcours de cette longue journée de 17,5 kms.

Alors que notre cabane de la veille (Windermere Hut si vous me suivez toujours) était située à plus de 1000 mètres, Frog Flats était située à environ 700 mètres ce qui fait qu’on a eu une bonne descente pour finir par remonter pour arriver à New Pelion Hut, notre prochaine cabane et sous la pluie descente ou montée, c’est pas la même chose que sous le soleil, surtout quand sous nos pieds, on a des racines, des racines et encore des racines avec souvent des grosses flaques d’eau ou de la boue.Du coup comme Frog Flat était à la moitié, ce fut un soulagement une fois qu’on vit le panneau 😉

Mais malgré cette météo un peu grise, nous avions ce jour là eu le plaisir de partager notre lunch avec un wallaby portant son bébé dans sa poche (photo non retouchée, il s’agit juste de la condensation sur la lentille de mon appareil photo)

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DSC07757= arrivé à New Pelion Hut, une des plus grosses cabanes du trek, avec une capacité d’hébergement de 36 personnes à l’intérieur et comme il pleuvait toujours en soirée, on a décidé cette nuit là de dormir à l’intérieur

DSC07758= New Pelion Hut avec vue à gauche sur le Mont Oakleigh (1286m). On observait les wallabies le soir d’en haut de la terrasse, juste paradisiaque 🙂

DSC07760= vu la pluie qu’on s’était prise dans la journée, c’était mission séchage une fois arrivée à la cabane… , et histoire de vous montrer un peu la quantité de boue sur le chemin, une petite photo de mon pantalon fraîchement recoloré en marron 😉

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DSC07761= l’intérieur de New Pelion Hut DSC07762= les dortoirs de New Pelion Hut, de simples planches de bois sur lesquelles on mettait son matelas histoire de pas dormir sur un sol ultra dure mais même avec le matelas, la sensation de dormir sur une planche était toujours là. Je vous dis comment on a bien dormi une fois revenu sur un lit normal 😉

4ème jour : New Pelion Hut – Kia Ora Hut : 8,6 km

Même à l’intérieur de la cabane, il a fait hyper froid mais qu’a cela ne tienne, on s’est réveillé plus tôt 🙂 et alors qu’on avait eu 17,5 kms la veille, qui ne m’avait pas semblé si terrible, cette 4eme journée m’a semblé être la plus dure ! Frog Flat était le point le plus bas de tout le treck (environ 700 mètres) et là on avait 9kms devant nous à faire dont plus de 4kms sur une élévation de 300mètres autant vous dire qu’on a bien dégusté, avec toujours les pieds dans la boue 😉 mais avec un peu moins de pluie heureusement !

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DSC07778= Pelion Gap (1113m): croisement entre le Mont Pelion East à gauche (1433m) et le Mont Ossa (1617m), le mont le plus haut de la Tasmanie

DSC07792 = après le Pelion Gap: du plat et encore du plat : du pure bonheur après une montée de malade qu’on s’était tapé avant d’y arriver 🙂

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DSC07808 = des « Waratah » ou Telopea en français : superbes fleurs se trouvant à mi hauteur dans les montagnes (un de mes indices me permettant de savoir qu’on avait grimpé) / pour la petite anecdote aussi en passant, cette fleur est l’emblème de l’Etat du New South Wales, régionsw_govt_logon de Sydney…

DSC07818 DSC07820 DSC07824 = Kio Ora Hut

et à Kio Ora, y’a possibilité de se baigner (moyen de se sentir un peu moins crado) donc profitant du peu de soleil qu’on avait encore, une fois arrivée à la cabane, c’était direction soit la petite crique, soit la grosse rivière, à la préférence de chacun en faite 😉

DSC07825 =pas mal la vue non ? 😉

5ème jour : Kia Ora Hut – Bert Nicols Hut : 9,6 km

ha bah ça a pas loupé, avec le ciel gris qu’on avait la veille, c’était sûr qu’il allait pleuvoir et résultat on a eu pluie durant toute la nuit ainsi que la journée… c’est pas grave, le pantalon n’était pas encore assez marron à mon goût du coup que du positif 😉

après avoir marché quelques kms dans la forêt tropicale, nous avions la chance de pouvoir apercevoir « Du Cane Hut » et également d’y rentrer. Construite aux alentours de 1910, elle servait de maison à Paddy Hartnett, chasseur,bûcheron et connu pour avoir guider des visiteurs à travers la montagne.

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DSC07844  DSC07845les toilettes à l’ancienne 😉

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DSC07866 = les couleurs de la forêt tropicale ressortaient encore plus sous la pluie, c’était tout simplement magnifique

Les détours du jour: 3 cascades: D’Alton and Fergusson Falls : 1 km et Hartnett Falls : 1,5 kms

DSC07874 « D’Alton Fall »

DSC07893« Fergusson Fall »

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DSC07915= Hartnett Fall

ci dessous : hum des passages délicats nous permettant d’avoir des bains de pieds gratuit ainsi qu’une spongieuse mélodie durant le reste de la journée 😉 autant vous dire que dès qu’on voyait des morceaux du trek sur des planches en bois, on criait victoire 😉

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ci dessous: Bert Nichols Hut : la deuxième plus grande cabane du trek, rénové en 2008

DSC07947 DSC07949 DSC07950 avec son entrée réservée aux affaires mouillés (ou trempés)

DSC07951 et son intérieur manquant de lumière…  

DSC07955= hum petit trip de certains à observer le brouillard sur les montagnes, sérieux il faisait tellement froid que je suis rentrée dedans à jouer aux cartes avec d’autres, mais ceux là ils me faisaient trop rigoler à être assis devant le brouillard dans le froid glacial 🙂

6eme jour : Bert Nichols Hut – Narcissus Hut : 9 km

et la pluie aura été également de bonne compagnie ce jour là, ce qui fait que les pauses se faisaient plus rares que lors des premiers jours et que je sortais de moins en moins l’appareil photo, et les pieds étaient toujours autant mouillés, vu que certains passages étaient infranchissables si on ne mettait pas le pied dans l’eau.

Il faisait plus froid que les derniers jours, on avait la sensation presque d’être en hiver en Europe. On voyait la buée de notre respiration dans l’air, on essayait de marcher beaucoup plus vite que d’habitude histoire de pas avoir chaud

mais l’avant dernier jour, c’est aussi presque la fin: on réfléchit au repas que l’on se fera en arrivant en ville, on rêve à une douche bien chaude, à pouvoir se laver les cheveux, à mettre des vêtements propres 🙂

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DSC07960 = arrivée à Narcissus Hut

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DSC07964 = et là comment ça faisait trop du bien d’arriver à la cabane : le poêle à charbon étant allumé, on en profiter pour étendre toutes nos affaires mouillés et de faire réchauffer nos chaussures.

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Nous avions l’intention d’aller ce jour là jusque la prochaine étape : Echo Point mais nos chaussures étant trempées et ayant aucune envie de les remettre et de reprendre le chemin après avoir vu la grêle tomber pendant genre presque 10 minutes, nous avons préféré passer la nuit dans cette cabane bien au chaud 🙂 et j’en ai également profité pour dormir avec ma couverture de survie qui a su me tenir bien au chaud malgré l’humidité qui s’engouffrait par les fenêtres ouvertes. Au petit matin, ma couverture de survie était recouverte de petites gouttelettes d’eau

7eme jour : Narcissus Hut – Cynthia bay (via Echo Point Hut) : 17,5 kms

encore de la pluie pour notre dernier jour, mais on avait au moins des chaussures et des chaussettes sèches pour bien démarrer la journée.

DSC07974 =seulement aperçue le dernier jour: le serpent tigre: très venimeux et aussi espèce en voie de disparition

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DSC07979 DSC07980 on touche le bout de notre trek : sur cette dernière étape, on longeait le lac saint clair

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arrivée à Echo Point Hut

DSC07987 DSC07989 7° à midi : quand je vous dis qu’on caillait 😉

ci dessous: l’intérieur de la cabane d’Echo Point

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on nous répétait sans cesse que la dernière étape était « flat » mais non y’avait bien des montées et quand on sait que la fin est proche, qu’on s’attendait pas à avoir des montées, autant vous dire qu’on est bien dégoûté 😦

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on commençait à s’éloigner du bord du lac et ayant étudié la carte la veille, on savait qu’en s’éloignant, on touchait le bout, les paysages changeaient et nous n’étions désormais plus dans une forêt tropicale mais dans une simple forêt

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et soudain après avoir traversé un point, le petit chemin est remplacé par une route goudronnée, et là on se dit, ça y’est on touche le bout !

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quoi de mieux que de finir les derniers mètres sur une plage , après les 85 kms parcourus pour la majorité en forêt tropicale sous la pluie ? 😉 que du bonheur 🙂

DSC08005 DSC08011 DSC08012 finalement on en aura croisé qu’un

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les survivors:)

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et voici notre star du dernier jour qui nous attendait à notre arrivée au Visitor Center= un échidné, sorte d’hérisson au museau allongé et pointu

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et quoi de mieux que de fêter cette fin de trek par une petite bière au pub du coin ? et c’est parti qu’on s’y rend en stop 😉

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le bus venant nous chercher que le lendemain et faisant tellement froid dehors, nous avions décidé de dormir dans des « cabins » du pub : après une semaine sous la pluie dehors sans douche, sans éléctrité, autant vous dire que notre petite « cabin » était notre Ritz à nous 😉

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L’Overland Track, en plus de traverser des paysages magnifiques, c’est aussi des rencontres extraordinaires: entre des australiens venant en famille, ou des retraités ou encore des photographes ou des jeunes étrangers en sac à dos (canadiens, américains, suisse et français) et même une famille tchèque !, les soirées dans les cabanes ou autour des tentes étaient bien joyeuses. On avait beau croire avant  de commencer le trek que nous allions rencontrer pleins de mondes sur les chemins, il n’en était rien. Chacun partait à une heure différente le matin et avait aussi un rythme différent, ce qui fait que nous nous croisions pas souvent les autres trekkeurs au cours de la journée : le plus souvent après un lunch ou à un croisement. On se revoyait le soir au moment du dîner ou d’un thé et on partageait nos impressions de la journée. On se quitte avec des invitations à aller voir l’un et l’autre ;).

Le charme de l’Overland Track aura donc été autant dans les paysages le long du parcours que dans les rencontres !

8 Commentaires

  1. Zaffi

    Ma belle! C’est MAGIQUE! Bisous de Californie (je t’écris plus longuement bientôt) 🙂

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  2. Alex

    Toujours un bonheur et plaisir de lire tes aventures, MERCI

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  3. catherine

    On se régale à te lire ! Continue à nous faire rêver !

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